Le Chou Rave

Les saisons passent mais il y a toujours un nouveau crucifère à découvrir ! En mars, le chou rave fait son entrée. Peu connu des jeunes générations, le chou rave revient sur les étals notamment par le biais des paniers de légumes de type AMAP, qui remettent au goût du jour les légumes oubliés ou mal aimés. Le chou rave ressemble à un gros navet doté de tiges et de feuilles. D’aspect torturé, ce légume a longtemps été associé aux périodes de privation de la dernière guerre mondiale. C’est sans doute pour cette raison qu’il a été aussi longtemps délaissé en France alors qu’il consommé au quotidien dans de nombreux autres pays du monde. Le chou rave (brassica oleracea) appartient à la grande famille des crucifères.

Mieux le connaître
Le chou rave présente pour particularité d’apporter 60 mg de vitamine C aux 100 g (soit autant que l’orange), garantissant ainsi une partie des apports conseillés en vitamine C. Comme les autres crucifères, le chou rave apporte du magnésium (40 mg/100 g), du calcium (70 mg/100 g), des vitamines B (B3 : 1,7 mg/100 g et B5 : 0,1 mg/100 g) et des fibres (1,2g/100 g). De même, le chou-rave consommé de préférence cru ou peu cuit renferme des glucosinolates qui, après ingestion, peuvent se convertir en des molécules spécifiques qui participeraient à freiner le développement de certains cancers(1)(2). Le chou rave est sans aucun doute un légume très riche en nutriments et pauvre en calorie. Il gagne donc à être connu !

L’apprivoiser
La saison du chou-rave débute en mars en France et il est grand temps de l’intégrer à vos menus.
Cuit, le chou rave se cuisine comme un navet, une carotte, un panais. C’est dire qu’il s’intègre à la préparation de nombreux plats : soupes, pot au feu, purées, wok de légumes, etc.
C’est cru qu’il exprime toute ses saveurs : en apéritif coupé en bâtonnets, en salade coupé en fine lamelles, râpé associé à d’autres légumes de saison (carottes, betterave crue) et assaisonné d’une vinaigrette relevée à la moutarde ou d’une vinaigrette japonaise sucrée-salée.

Références :
(1). Zhang Y. Cancer-preventive isothiocyanates: measurement of human exposure and mechanism of action. Mutat Res 2004 November 2;555(1-2):173-90. (2). Conaway CC, Yang YM, Chung FL. Isothiocyanates as cancer chemopreventive agents: their biological activities and metabolism in rodents and humans. Curr Drug Metab 2002 June;3(3):233-55.