10 Questions sur l'Ostéoporose

Q1. Comment prévenir l'ostéoporose ?
Beaucoup de choses se jouent pendant l'enfance et l'adolescence. C'est pendant la période de croissance et de que l'on peut améliorer la qualité du capital osseux en apportant du calcium en quantités suffisantes. A l'âge adulte, une alimentation équilibrée, des apports suffisants en calcium et en vitamine D, la pratique régulière d'exercice physique et une consommation limitée d'alcool et de tabac sont des principes simples qui permettent de prévenir l'ostéoporose.

Q2. Quelles quantités de calcium consommer ?
Les besoins varient selon l'âge. Les adolescents ont besoins de 1000 mg par jour, les adultes de 800 mg par jour et les besoins remontent à 1000 mg après 50 ans.
Pour savoir si vous consommez suffisamment de calcium, faites les comptes : un yaourt apporte entre 250 et 400 mg de calcium, un verre de lait 300 mg de calcium. Mais attention, les laitages ne sont pas les seules sources de calcium. On trouve du calcium dans des eaux minérales, des légumes verts (chou, brocolis, cresson). Les amandes, les sardines et les figues apportent respectivement 250, 330 et 190 mg de calcium au 100 g. Les carences en calcium se raréfient. Si vous pensez ne pas atteindre votre quota, vous pouvez avoir recours à des suppléments. Attention, il est recommandé de choisir des suppléments spécifiques qui regroupent dans un même comprimé du calcium mais également d'autres nutriments essentiels qui participent à la santé des os.

Q3. Le calcium des produits laitiers est-il meilleur que le calcium contenus dans d'autres aliments ?
Les laitages contiennent de bonnes quantité de calcium, c'est notamment pour cette raison que l'on associe calcium et laitages. Pourtant le calcium contenu dans certains aliments comme les crucifères, le poisson, les légumes verts, les jus de fruits est d'aussi bonne qualité. Le calcium contenu dans les crucifères est un calcium hautement biodisponible c'est à dire facilement utilisable par l'organisme. Le calcium des crucifères est plus biodisponible que celui contenu dans les produits laitiers.

Q4. L'ostéoporose peux t-elle toucher des enfants ?
L'ostéoporose chez l'enfant est rare. Elle est la conséquence de maladies comme l'asthme qui sont traitées avec des corticoïdes. Les traitements médicamenteux lourds administrés en cas d'épilepsie, de troubles psychiatriques présentent comme effets secondaires de gêner l'absorption du calcium et de la vitamine D et provoquent ainsi une fragilité osseuse. Les enfants qui présentent ces maladies doivent faire l'objet d'un suivi global et notamment d'un suivi nutritionnel. Il est alors souvent recommandé de les supplémenter afin d'éviter de mettre en danger leur santé osseuse à court mais surtout à long terme.

Q5. Suis-je susceptible d'être carencé en vitamine D en hiver ? Quel est le rôle de la vitamine D dans l'absorption du calcium ?
Notre organisme fabrique de la vitamine D à partir de l'exposition solaire : 15 mn par jour d'exposition couvre 50 à 70% des besoins. Le reste est apporté par l'alimentation et notamment les poissons gras. Pendant l'hiver, nous passons moins de temps dehors. Nous nous couvrons pour lutter contre le froid. Ceci peut générer un risque saisonnier de carences en vitamine D. Le calcium a besoin de suffisamment de vitamine D pour se fixer dans le sang, le foie et les intestins. Sans vitamine D, le calcium est éliminé sans profiter à l'organisme.

Q6. Il y a t-il des prédispositions génétiques à l'ostéoporose ?
En effet, un antécédent familial d'ostéoporose ou de fractures fréquentes est un facteur de risque supplémentaire de souffrir d'ostéoporose.

Q7. Je ne suis pas ménopausée, puis-je souffrir d'ostéoporose ?
La ménopause fait chuter le taux d'oestrogènes, ce qui a pour conséquence directe de fragiliser les os et donc de favoriser la survenue de l'ostéoporose. Cependant, la ménopause n'est pas le seul facteur déclenchant. Bien d'autres facteurs comme la prise de certains médicaments, certains troubles du comportement alimentaire, des carences en vitamines C et D ou tout simplement les facteurs héréditaires peuvent déclencher la maladie. En effet, ne pas oublier que les hommes qui ne subissent pas la ménopause peuvent également être atteints d'ostéoporose.

Q8. A quoi correspond la mesure de la densité osseuse ?
La densitométrie minérale osseuse (DMO) ou ostéodensitométrie est un examen clé pour le diagnostic de l'ostéoporose. Il s'agit d'un examen radiologique qui permet d'évaluer le risque de fracture en mesurant la densité osseuse à partir des rayons X. Les valeurs obtenues appelées T-score sont comparées à des valeurs de référence définies par l'OMS.
Une densité osseuse est normale si le T-score examiné varie entre plus 1 et moins 1 du T-score de référence : 1<T-score.

Q9. Quelle différence y a t-il entre les différents traitements médicamenteux proposés ? Existe-t-il des traitements alternatifs efficaces?
Plusieurs classes de médicaments sont disponibles :
Les biphosphonates qui empêchent la destruction de l'os et diminuent le risque de fractures
Les dérivés de la parathormone, administrés par injection quotidienne, qui stimulent la formation osseuse
Les SERM (modulateurs sélectifs de l'activation des récepteurs aux oestrogènes), qui imitent les effets des oestrogènes utiles pour conserver le capital osseux.
Un accompagnement nutritionnel et phytothérapique permet d'améliorer le confort et de limiter l'apparition de symptômes supplémentaires. Une supplémentation adaptée en calcium, vitamines, minéraux et oméga-3, la pratique régulière d'une activité physique ainsi que le choix d'une alimentation équilibrée sont conseillés.

Q10. Les hommes sont-ils touchés par l'ostéoporose ?
20% des cas d'ostéoporose touchent des hommes. Les hommes sont sujets à l'ostéoporose même si cette maladie leur est peu diagnostiquée. C'est souvent en cas de fractures que le diagnostic se fait. Les facteurs de risques spécifiques à l'homme sont principalement la prise de médicaments lourds (stéroides, traitements anticancers etc). Le tabagisme, le manque d'exercice, un faible taux de testostérone souvent lié à l'obésité, des antécédents familiaux sont d'autres facteurs de risques récurrents chez les hommes malades.

Sources : Webmd.