Allergies, les facteurs de risque

Jusqu’il y a peu, les allergologues pensaient que les allergies étaient héréditaires et qu’un terrain allergique déterminé dès la naissance, ne pouvait jamais disparaitre. Depuis le début des années 70, la recrudescence des allergies vint contredire cette hypothèse. En effet, le développement accéléré des allergies (rhinites allergiques, asthme, eczéma etc.) ne pouvait être uniquement dû à l’hérédité.

Aujourd’hui, les chercheurs attribuent à l’environnement cette accélération. Les pays occidentaux sont ceux qui sont le plus touchés par un fort développement des allergies. Aussi les scientifiques partent-ils du postulat que ce sont les modes de vie et les conditions environnementales de ces pays qui sont mis en question. Bien que les scientifiques n’aient pas encore reconstitué tout le puzzle, leurs conclusions sont sans appel.

Selon Andrew Weil, directeur du programme de recherche de médecine intégrative (1) et professeur de médecine clinique de l’université d’Arizona, Faculté de médecine de Tucson, « il n’est pas possible d’éliminer une prédisposition héréditaire aux allergies, cependant il est possible d’agir sur le système immunitaire, en choisissant un style de vie adapté et en modifiant son environnement. L’allergie est une réponse du système immunitaire face à une invasion supposée de l’organisme, il est donc important d’agir afin que l’ennemi supposé soit de nouveau considéré comme bienveillant. »

Sources : Prevention magazine. (1) La médecine intégrative combine la médecine classique à la thérapie naturelle et traditionnelle (médecine chinoise, tradithérapie Indienne ou Africaine, Ayurveda, phytothérapie, etc.).