Comment sont utilisés les oméga 3

Après ingestion, les acides gras sont assimilés par l’intestin et sont stockés ou directement utilisés. Ils sont indispensables à l’équilibre des cellules puisqu’ils sont les principaux constituants des membranes cellulaires. Certains organes clés comme le coeur et le cerveau sont encore plus sensibles à la bonne santé des membranes cellulaires. La bonne santé cardiovasculaire et cérébrale dépend en partie de la quantité et de la qualité des acides gras (oméga 3) apportés à l’organisme par l’alimentation ou la supplémentation.

Oméga 3 et Sphère Cardiovasculaire
Un apport suffisant en oméga 3 (et notamment en EPA) permet de prévenir les phénomènes d’arythmies cardiaques, en augmentant la variabilité cardiaque (c’est-à-dire sa capacité à faire face à des variations de fréquences dues à des éléments exogènes), à l’origine d’infarctus du myocarde, de mort subite ou assimilés (Lancet 1999/2004).

Oméga 3 et Cerveau
50% du cerveau est composé de lipides (phospholipides) et environ 60% de ces derniers sont des acides gras oméga 3 et notamment du DHA. Des études ont démontré le rôle déterminant que jouaient les oméga 3 sur le bon fonctionnement des fonctions cognitives (motricité, langage, mémoire, raisonnement). En améliorant ses apports en oméga 3 et notamment en DHA, il est possible de limiter le déclin cognitif, qui précède généralement l’apparition des maladies dégénératives du cerveau (comme la tristement célèbre maladie d’Alzheimer).
Chez la femme enceinte, un apport insuffisant en oméga 3 peut avoir une incidence sur le développement normal du cerveau et de la rétine du fœtus mais également sur l’équilibre émotionnel de la maman carencée après la naissance (baby blues).

Des cellules plus performantes
Les capacités des cellules peuvent varier et évoluer en fonction de la composition en acides gras de leurs membranes. Par exemple, en cas de rupture vasculaire, les plaquettes fabriquent des caillots qui limitent ou empêchent la survenue d’une hémorragie. Ces dernières sont moins réactives lorsque leur membrane cellulaire sont en manque d’acides gras oméga 3.

En conclusion, on sait que les acides gras oméga 3 sont essentiels à l’organisme. Ils doivent être apportés en quantité suffisante sans entrer en concurrence avec les acides gras oméga 6. Lorsque les apports en oméga 6 sont trop importants, ils inhibent l’efficacité des oméga 3. Idéalement le rapport oméga 6/oméga 3 devrait être en dessous de 4 pour 1. Pour cela il est recommandé de compléter son alimentation par la prise de compléments alimentaires adaptés.