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Nutrition et Cancer du Sein

Octobre, est le mois contre le cancer du sein. Tout le monde en parle mais rappelons quelques chiffres.

Le cancer du sein concerne majoritairement les femmes (et quelques hommes). Bien qu’il n’y ait pas d’âge pour souffrir d’un cancer (il existe des cas précoces de cancer du sein à 25 ou 30 ans), la plupart des cancers du sein se déclarent après 50 ans. C’est d’ailleurs à partir de cet âge que le système de santé français préconise un dépistage fréquent du cancer du sein en prenant en charge une mammographie tous les 2 ans chez les femmes de plus de 50 ans.


Le cancer du sein est une tumeur maligne qui touche la glande mammaire. Si elle n’est pas prise en charge suffisamment tôt, la tumeur peut se propager dans le corps par le biais des cellules cancéreuses, on parle alors de métastases. C’est la raison pour laquelle le dépistage est capital. Plus la prise en charge est précoce, meilleures sont les chances de guérison, tout en limitant les risques de propagation. De nombreuses études ont démontré un lien entre cancer et mode de vie (dont l’alimentation). Plus spécifiquement, on sait décrire un lien entre mode de vie et taux de cancer du sein après la ménopause.

 

Un Lien Avéré ?
La fréquence du cancer du sein varie énormément d’une zone géographique à une autre. De nombreuses études épidémiologiques ont été menées et il semblerait que le facteur nutritionnel soit à l’origine des différences statistiques du cancer du sein. Un certain nombre d’habitudes alimentaires contribuent à limiter les risques d’apparition du cancer du sein. Il serait dommage de ne pas en profiter mais attention, les comportements dits « à risque » (tabagisme, sédentarité, stress extrême, obésité, diabète, etc.) annihileraient les bénéfices santé de cette « nutrition anti-cancer ».

  •     Privilégier les fruits et légumes, les légumineuses et les céréales complètes. En bref, une alimentation basifiante, riche en fibres et majoritairement tournée vers le végétal, qui diminue l’inflammation, réduit le taux d’œstrogène sanguin et/ou urinaire (1) et qui contribuerait à réduire de 20% le risque de cancer du sein.
  •     Augmenter ses apport en acides gras oméga 3 (poissons gras, mâche, graine de lin, huile de colza, etc.). Une consommation suffisante d’acides gras oméga 3 (par rapport aux oméga 6) limite l’inflammation en permettant aux cellules de se régénérer normalement. En effet, on sait qu’il y a moins de cancers du sein (2) chez les populations qui mangent beaucoup de poisson et plus de cancers du sein chez celles qui consomment majoritairement des acides gras oméga 6.
  •     Augmenter la consommation de protéines d'origine végétale (légumineuses, soja, quinoa, graines de courge,  etc.)
  •     Ajouter des noix à son régime alimentaire. Selon une étude récente (3), la consommation de noix (environ 56 g par jour) diminuerait les risques de cancer du sein et limiterait la croissance des tumeurs, lorsque le cancer est déclaré.
  •     Incorporer à l’alimentation quotidienne certains super-aliments aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires : thé vert, myrtille, curcuma, gingembre, oignon et ail crus, etc.
  •     Réduire la consommation d'acides gras saturés. Nous vous recommandons de limiter la consommation d'aliments hautement saturés tels que l'agneau, les abats, les fromages, la crème, le beurre, et de supprimer ceux qui contiennent des acides gras trans.
  •     Réduire la consommation de viande rouge et en contrôler les origines. Mieux vaut manger occasionnellement de la viande, en privilégiant des morceaux de qualité issus de préférence de l’agriculture biologique.
  •     Limiter la consommation de produits laitiers qui sur le long terme pourraient favoriser les cancers et notamment le cancer du sein (4). L’AFFSA a longtemps préconisé la consommation accrue de produits laitiers lors de la ménopause afin de prévenir l’ostéoporose. Or on sait qu’il existe d’autres moyens de se procurer du calcium (eaux minérales, oléagineux, certains légumes) tout en se prémunissant de l’ostéoporose grâce à une alimentation variée associée à une activité physique régulière (marche, natation, vélo, etc.).


 

L'un des moyens les plus efficaces pour réduire votre risque de cancer du sein est de maintenir un poids de santé grâce à une alimentation équilibrée et une activité physique modérée. En effet, il apparaît que les femmes obèses ont des niveaux plus élevés d'oestrogène circulant que les femmes avec un poids équilibré. Par ailleurs, de nombreuses études ont démontré une association entre la taille de la masse corporelle et le cancer du sein chez les femmes ménopausées.

References/Sourecs
(1) Wu AH, Pike MC, Stram DO. Meta-analysis: dietary fat intake, serum oestrogen levels, and the risk of breast cancer. J Natl Cancer Inst 1999;91:529-34

(2) Rose DP. Dietary fatty acids and cancer. Am J Clin Nutr Suppl 1997;66:998-1003S

(3) Hardman WE, Ion G, Akinsete JA, Witte TR; Dietary Walnut Suppressed Mammary Gland Tumorigenesis in the C(3)1 TAg Mouse. Nutr Cancer. 2011 Aug-Sep;63(6):960-70.

(4) Lait, mensonges et propagande. Thierry Souccar.
Nutrition for Breast Cancer Patients and Survivors.